Comme nous l’avons dit, nous nous inquiétons sérieusement de l’efficacité du traitement involontaire comme approche pour lutter contre la dépendance au Nouveau-Brunswick. Pour commencer, nous suggérons de former un groupe de spécialistes en droit, en santé et en travail social qui informerait le gouvernement si un tel régime peut être efficace et constitutionnel. Nous exhortons aussi le gouvernement à s’attaquer aux enjeux persistants dans le système qui ont entraîné des retards importants pour les toxicomanes voulant suivre un traitement de leur plein gré. Pour évaluer la constitutionnalité du régime, les tribunaux examineront sans doute comme facteur la capacité des personnes participant volontairement aux programmes gouvernementaux à régler leurs problèmes avant que l’État ne recoure à la contrainte.