II s’agit là de principes fondamentaux de notre système judiciaire. Ce ne sont pas seulement des traditions ou des formalités ; ce sont des protections pour le public. L’indépendance judiciaire exige que les juges puissent statuer sur les affaires en se fondant sur la loi et les preuves qui leur sont présentées, sans subir de pressions politiques, publiques ou personnelles.
L’impartialité judiciaire signifie que les citoyens peuvent avoir confiance dans le fait que les décisions sont rendues de manière équitable et sans favoritisme. Les décisions judiciaires peuvent et doivent faire l’objet de discussions. Dans une démocratie, les citoyens ont le droit de ne pas être d’accord avec les jugements, de critiquer le raisonnement juridique et de formuler des appels ou de demander des modifications législatives lorsque cela est approprié. Mais ii existe une différence importante entre être en désaccord avec une décision et remettre en question l’intégrité, les motivations ou l’indépendance d’un juge ou d’un tribunal.
Cette distinction est importante. Les juges ne peuvent pas répondre publiquement aux critiques de la même manière que les élus, les avocats ou les commentateurs. Leur rôle exige retenue. C’est pourquoi ceux d’entre nous qui travaillent au sein du système judiciaire ont la responsabilité de veiller à la manière dont nous parlons des tribunaux.
L’indépendance judiciaire protège tout le monde. Elle garantit que les gouvernements sont soumis à la loi, que les droits individuels ont un sens et que toute personne qui comparaît devant les tribunaux peut s’attendre à un procès équitable.
L’ABC-NB salue la déclaration du ministre McKee et réaffirme son engagement indéfectible à préserver la confiance du public dans l’administration de la justice. Nous appelons tous les acteurs du débat public à se joindre à nous pour défendre les principes essentiels de l’indépendance judiciaire et de la confiance du public dans notre système judiciaire.
Contact : Daniel Jardine
President de l’ABC-N-B.
(506) 452-7818