Programme de Mentorat de la CJAN

Le Programme de mentorat de la Conférence des jeunes avocats, avocates et notaires (CJAN) est conçu pour inciter les praticiennes et praticiens en droit chevronnés à dispenser leurs judicieux conseils et à faire bénéficier de leur expérience des juristes novices sur des questions spécifiques de droit positif ou de procédure.

L’objectif de la CJAN vise à faciliter les communications entre de jeunes juristes et des collègues plus expérimentés et/ou spécialisés. Un ou une jeune juriste ayant besoin d’aide peut s’adresser de manière périodique ou sur des questions spécifiques à un mentor (par téléphone, télécopieur ou courriel). L’objectif étant que le mentor guide un juriste moins expérimenté et/ou isolé dans l’impossibilité de s’adresser à des collègues plus spécialisés et compétents dans des secteurs particuliers du droit. Le Programme de mentorat fait en outre la promotion de la connaissance et de l’excellence au sein de notre profession et veille à ce que des services juridiques de qualité soient dispensés à l’échelle de la province.Find a Mentor

Pour contacter un Mentor :

Fredericton, N.-B.

Saint John, N.-B.

Moncton, N.-B.

Si vous désirez participer à titre de mentor au Programme de mentorat de la CJAN veuillez completer le formulaire d’inscription. 

LES MYTHES AU SUJET DU MENTORAT

Le mentorat n’est pas une pratique aussi répandue qu’elle devrait l’être au sein de la profession juridique. Les juristes susceptibles d’offrir ce service à leurs cadets sont souvent réticents, en raison du temps que cela risque de leur faire perdre ou par crainte de n’avoir rien de suffisamment important à transmettre à leurs jeunes collègues. Nous avons donc décidé de revisiter quatre des mythes les plus fréquents entourant le mentorat. Ce sera ensuite à votre tour de les faire mentir!

 

Mythe no 1 : le mentorat exige trop de temps.

Les faits : dans la plupart de ces relations d’encadrement, les participantes et participants reconnaissent que cette activité leur prend moins de temps qu’ils le craignaient : au maximum, cela équivaut à un ou deux appels téléphoniques par semaine. Des relations d’encadrement plus formelles demanderont davantage de temps, mais quoi qu’il en soit, la clé du succès est la gestion efficace du temps des deux personnes concernées. Si les deux sont sur la même longueur d’ondes pour ce qui est du temps, la relation d’encadrement portera fruits.

 

Mythe no 2 : le mentor et  son « protégé » doivent travailler au même endroit.

Les faits : dans une profession de plus en plus  mondialisée et dispersée, il serait impossible, concrètement, de perpétuer cet aspect traditionnel de la relation de mentor à protégé. Mais de nos jours, les communications (Web, courriel, téléphone cellulaire, messagerie instantanée) et autres nouvelles technologies facilitent le mentorat à longue distance sans pour autant empêcher des rencontres en personne quand c’est possible et nécessaire.

 

Mythe no 3 : seuls les avocates et les avocats les plus aguerris font d’excellents mentors.

Les faits : de nombreux juristes exerçant depuis 10 ans, voire seulement 5 ans, sont en réalité mieux placés pour encadrer des juristes novices que ceux et celles ayant à leur actif de 15 à 20 ans de pratique. Ils peuvent en effet aider leurs protégés à traiter des questions qu’eux-mêmes ont eu à résoudre dans un passé récent. En fait, plusieurs cabinets juridiques demandent à certains de leurs avocates et avocats salariés, plutôt qu’à leurs associés, associées, d’encadrer de nouvelles recrues.

 

Mythe no 4 : seuls les avocates et les avocats nouvellement admis au barreau peuvent être encadrés par un mentor.

Les faits : le mentorat profite même à une avocate ou un avocat expérimenté. Par exemple, si vous désirez étendre votre pratique à un nouveau secteur du droit, le fait de pouvoir vous adresser à une ou un juriste spécialisé dans ce domaine pourrait écourter de manière substantielle votre période d’apprentissage. Parallèlement, un avocat d’expérience qui se joint à un nouveau cabinet peut tirer grand profit d’une relation d’encadrement à court terme.

 

Version inspirée du texte intitulé Managing a Mentoring Relationship (Cherchez des clients!), publié par practicePRO, la gestion des risques de LawPro (www.practicepro.ca). Reproduit dans le numéro d’août/septembre 2003 du National, le magazine de l’Association du Barreau canadien (www.cba.org/national). Volume 2, no  5, page 13